French bulldog - CH. Rico
CH. Rico

INTERVIEW DE GEORGE N. PHELPS
PUBLIÉ DANS LE JOURNAL "NEW YORK" DU  02 FEVRIER 1898.
Traduit de l'anglais par A. Belahlou


George N. Phelps était le propriétaire de CH. Rico. Il l'a ensuite vendu au Dr Kendall pour 1000 dollars ce qui était une somme importante à cette époque. George N. Phelps à promu la race à la fin des années 1800 aux Etats Unis.

Dans cette interview, George N. Phelps donne des détails interessants sur le Bouledogue français que nous pourrions voir à cette époque.


" J'ai été l'une des premiéres personnes a introduire le Bouledogue français dans ce pays et j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour populariser la race.
La position de la race était particuliére en ce sens qu'elle a été lésée par la communauté française. A cette époque, les oreilles de chauve souris chez le Bouledogue français avaient touché des personnes de la mode ...

Il est vrai qu'à l'heure actuelle aucune classification n'est accordée aux Bouledogues à oreilles de chauve-souris en France pas plus qu'en Angleterre. Seule la classification par poids est approuvée dans les expositions canines en France. Mais malgré ce fait, il existe en France des petits Bulldogs possédant ce type caractéristique.  Ces chiens ne peuvent être trouvés qu'en France, par conséquent, le French  Bulldog Club of America a caractérisé le chien comme étant un Bouledogue français. Nous prétendons que c'est une catégorie distincte de la famille du Bulldog comme on peut le trouver dans la famille des spaniels et des setters. Par ailleurs, nous revendiquons que l'oreille de chauve-souris est l'oreille primitive ou naturelle du Bulldog qui c'est modifiée en oreille en forme de rose par sélection.

Ce dernier point a été admis dans la "London Stockkeeper", le journal qui est l'autorité suprême sur les chiens en Angleterre, en mars dernier par le propriétaire George R. Krehl qui a dépensé une fortune dans la tentative de populariser l'oreille de chauve-souris comme on les trouve en France, en Angleterre.


Journal Stockkeeper - 1901

Les français sont beaucoup plus interéssés par les chiens de chasse que par les chiens de compagnie, et donc, aucun club specialisé n'a encore été crée pour favoriser l'interêt du Bouledogue français. Par conséquent, à Paris il n'existe pas de standard de race ni une classe distincte dans les expositions canines.

Il n'y a aucun doute dans le sentiment des amateurs du bouledogue français en Europe qui se tourne vers les oreilles de chauve-souris. C'est peut être mieux prouvé par le fait que les prix augmentent de façon constante et rapide. J'ai acheté Monsieur Boulot en 1896 pour 650 francs, et j'aurais à payer des milliers de francs pour lui maintenant.

Bouledogue français : Monsieur Boulot
Monsieur Boulot.

L'année derniére, l'aristocratie anglaise et plus particuliérement les dames, ont pris le bouledogue français à oreille de chauve-souris dans leurs bonnes graces. A l'exposition de The Ladie's Kennel Association of England qui s'est tenue à Kensington, Londres, malgré le fait qu'aucune classe spéciale n'est été prévue pour eux, de nombreux Bouledogues à oreilles de chauve-souris ont été exposé. La comtesse de Carnavon présenta Pearl, la Duchesse de Sutherland, Zozo, Madame Baillie, de Dochfour, Lina II et Loady de Grey et Lady Kathleen Pilkington ont exposées également le même type de chiens.


Lady Kathleen Pilkington

A Biarritz, dans le sud de la France au moment de l'année où beaucoup de notables de la cour Russie y sont, le toy Bulldog à oreille de chauve-souris est commun et il n'en ont pas d'autres. Le Grand Duc Paul, un neveu du Tzar à payé 6 000 francs pour un chien à Paris, mais à Biarritz on lui a volé son chien. Il en recherche un actuellement pour le remplacer.

Le Comte de Bylandt, de Brussel qui vient de publier un livre sur les chiens qui fait autorité, precise que tout les toy bulldogs et les bulldogs nains ont les oreilles en chauve-souris et toutes les illustrations montrent ces oreilles.
Pour autant que
les chiens à oreilles en forme de rose que nous avons vu dans ce pays sont concernés, je peux dire que j'étais en Angleterre, en 1896 où on m'a offert un couple que M. George Work a gagné l'année derniére ( 1898 ), Regent Street Swell et Mirza, par un courtier comme étant des specimens de toy Bulldog anglais. Ils appartenaient à M. Harding Cox, de Londres qui est devenu un converti de la variété à oreille de chauve-souris.


Regent Street Swell et Mirza

Le principal probléme est que l'oreille en forme de rose est quelconque. Les classes, telles que celles offertes par The Westminster Kennel Club, qui seraient jugés en vertu des régles de la société centrale, donc d'aprés un standard, comme je l'ai déjà dit, n'existe pas, les classes pourraient donc inclure le Boston Terrier avec ses oreilles non coupées, le toy Bulldog anglais, ou presque toutes les variétés, incluant les croisements entre terriers et Bulldogs anglais.

La premiére exposition canine dans cette ville au cours de laquelle j'ai exposé Monsieur Boulot était à Boston en décembre 1896. M. James Mortimer, le directeur du Westminster Kennel Club était juge de Bulldogs. La controverse des oreilles en forme de rose, oreilles de chauve-souris est animé, M. Mortimer préconise la premiére, mais Monsieur Boulot était tellement en avance sur ses adversaires qu'il a obtenu le premier ruban."





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