" J'ai
été l'une des premiéres personnes a
introduire le
Bouledogue français dans ce pays et j'ai fait tout ce qui
était en mon pouvoir pour populariser la race.
La position de la race était particuliére en ce
sens
qu'elle a été lésée par la
communauté française. A cette époque,
les oreilles
de chauve souris chez le Bouledogue français avaient
touché des personnes de la mode ...
Il est vrai qu'à l'heure actuelle aucune
classification
n'est
accordée aux Bouledogues à oreilles de
chauve-souris en
France pas plus qu'en Angleterre. Seule la classification par poids est
approuvée dans les expositions canines en France. Mais
malgré ce fait, il existe en France des petits Bulldogs
possédant ce type caractéristique. Ces
chiens ne
peuvent être trouvés qu'en France, par
conséquent,
le French Bulldog Club of America a
caractérisé
le chien comme étant un Bouledogue français. Nous
prétendons que c'est une catégorie distincte de
la
famille du Bulldog comme on peut le trouver dans la famille des
spaniels et des setters. Par ailleurs, nous revendiquons que l'oreille
de chauve-souris est l'oreille primitive ou naturelle du Bulldog
qui c'est modifiée en oreille en forme de rose par
sélection.
Ce dernier point a été admis dans la "London
Stockkeeper", le journal qui est l'autorité
suprême sur
les chiens en Angleterre, en mars dernier par le
propriétaire
George R. Krehl qui a dépensé une fortune dans la
tentative de populariser l'oreille de chauve-souris comme on les trouve
en France, en Angleterre.
Journal
Stockkeeper - 1901
Les français sont beaucoup plus
interéssés par les
chiens de chasse que par les chiens de compagnie, et donc, aucun club
specialisé n'a encore
été crée pour favoriser
l'interêt du
Bouledogue français. Par conséquent, à
Paris il
n'existe pas de standard de race ni une classe distincte dans les
expositions canines.
Il n'y a aucun doute dans le sentiment des amateurs du bouledogue
français en Europe qui se tourne vers les oreilles de
chauve-souris. C'est peut être mieux prouvé par le
fait
que les prix augmentent de façon constante et rapide. J'ai
acheté Monsieur Boulot en 1896 pour 650 francs, et j'aurais
à payer des milliers de francs pour lui maintenant.
Monsieur
Boulot.
L'année derniére, l'aristocratie anglaise et plus
particuliérement les dames, ont pris le bouledogue
français à oreille de chauve-souris dans leurs
bonnes graces. A l'exposition de The Ladie's Kennel
Association of England qui
s'est tenue à Kensington, Londres, malgré le fait
qu'aucune classe spéciale n'est été
prévue
pour eux, de nombreux Bouledogues à oreilles de
chauve-souris
ont été exposé. La comtesse de
Carnavon
présenta Pearl, la Duchesse de Sutherland, Zozo, Madame
Baillie,
de Dochfour, Lina II et Loady de Grey et Lady Kathleen Pilkington ont
exposées également le même type de
chiens.

Lady Kathleen Pilkington
A Biarritz, dans le sud de la France au moment de l'année
où beaucoup de notables de la cour Russie y sont, le toy
Bulldog
à oreille de chauve-souris est commun et il n'en ont pas
d'autres. Le Grand Duc Paul, un neveu du Tzar à
payé 6
000 francs pour un chien à Paris, mais à Biarritz
on lui
a volé son chien. Il en recherche un actuellement pour le
remplacer.
Le Comte de Bylandt, de Brussel qui vient de publier un livre sur les
chiens qui fait autorité, precise que tout les toy bulldogs
et les bulldogs nains ont les oreilles en chauve-souris et toutes les
illustrations montrent ces oreilles.
Pour autant que les chiens
à oreilles en forme de rose que nous avons vu dans ce pays
sont
concernés, je peux dire que j'étais en
Angleterre, en
1896 où on m'a offert un couple que M. George Work a
gagné l'année derniére ( 1898 ),
Regent Street
Swell et Mirza, par un courtier comme étant des specimens de
toy
Bulldog anglais. Ils appartenaient à M. Harding Cox, de
Londres
qui est devenu un converti de la variété
à
oreille de chauve-souris.
Regent Street
Swell et Mirza
Le principal probléme est que l'oreille en forme de rose est
quelconque. Les classes, telles que celles offertes
par The Westminster Kennel Club, qui seraient jugés en vertu
des
régles de la société centrale, donc
d'aprés
un standard, comme je l'ai déjà dit, n'existe
pas,
les classes pourraient donc inclure le Boston Terrier avec ses oreilles
non
coupées, le toy Bulldog anglais, ou presque toutes les
variétés, incluant les croisements entre terriers
et
Bulldogs anglais.
La premiére exposition canine dans cette ville au cours de
laquelle j'ai exposé Monsieur Boulot était
à Boston
en décembre 1896. M. James Mortimer, le directeur du
Westminster Kennel
Club était juge de Bulldogs. La controverse des oreilles en
forme de rose, oreilles de chauve-souris est animé, M.
Mortimer
préconise la premiére, mais Monsieur Boulot
était
tellement en avance sur ses adversaires qu'il a obtenu le premier
ruban."
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