Anna Sacher ( Autriche ) - Auteur de la photo : Madame d'Ora - 1908.
Anna Sacher élevait ses petits Bouledogues sous l'affixe "Dernier Cri"


LE BOULEDOGUE FRANCAIS ET SES ORIGINES
Journal "Le Chien de Luxe" - 20 mai 1925.
Par Raoul Viterro

Les textes en rouges sont des hyperliens.

Ce journal, "Le Chien de Luxe" était un organe du Club du Bouledogue français dont le siége était à Paris, 98 rue Réaumur. Il parut de mai à décembre 1925.  Il avait pour objectif de faire connaître le bouledogue français, d'encourager l'éleveur et de protéger l'amateur.


Le Bull-dog, qui est devenu en français bouledogue, était à l'origine un chien spécialement dressé pour affronter le taureau. C'est ce qui explique les traits caractéristiques de ce chien robuste ; son nez aplati comme celui des boxeurs, son corps trapu, son cou épais et bien arqué et ses pattes courtes lui donnant une assiette particulière pour s'élancer et retomber presque toujours sur ses pieds.

Le bouledogue français est, à proprement parler, le produit obtenu par le croisement des bulls-terriers et des bulls anglais.

Les origines remontent aux environs de 1875. A cette époque, le bull terrier comme le bull anglais étaient particulièrement accrédités auprés des bouchers de la villette. Les chevillards et leurs compagnons songérent à opérer des croisements entre ces deux races de chiens solidement musclés, ayant la même apparence générale, mais différents sur des points typiques. Le bull terrier a les oreilles droites et le bull anglais les oreilles coquilles. Les premiers résultats de cette alliance donnèrent un sujet très robuste, bâti en taureau, mais avec des oreilles roulées. Les éleveurs se considérèrent comme ... roulés et recommencèrent leurs expériences. Après tâtonnements et diverses sélections bien comprises, on obtint le bouledogue bringé ou bouledogue français tel qu'il existe aujourd'hui.

A l'origine le bouledogue fut donc surtout le compagnon et le gardien de l'étal. Familiérement on le nommait chien de boucher, avant qu'il gagnât ses quartiers de noblesse. Gravement assis au milieu de la sciure, dans la boutique, ou gambadant aux côtés du garçon boucher en courses, il jouait le rôle d'un animal cerbère. Le bouledogue passait en outre pour un animal qui ne lâche pas facilement sa prise quand il la tient dans ses cros, et l'image a popularisé ce détail pittoresque. Le bouledogue est le chien de "la culotte entre les dents". Mais déjà vers 1883 l'on commençait à obtenir quelques sujets exceptionnellement bien conditionnés et d'une belle apparence. A cette époque, le bouledogue, n'étant pas encore considéré comme chien de haut luxe, les amateurs et les éleveurs se recrutaient dans toutes les classes sociales. Mais les plus modestes n'hésitèrent pas à faire les sacrifices nécessaires pour obtenir une sélection intéressante et des sujets apparence et forme parfaites.

Sur le palmarès de ces premiers chercheurs figurent plusieurs noms.
M. Roger, l'un des promoteurs de cette race, acheta en 1883, à M. Dupin, une chienne au prix de 400 francs pour en faire une bête reproductrice.
D'autres, comme MM. Gabriel Bilan, candelier, Renevret, n'hésitèrent pas à s'imposer des sacrifices de temps et d'argent pour obtenir l'amélioration de cette race canine.
M. Lesèble, ancien directeur du jardin d'Acclimatation, fut aussi un amateur de bouledogues français et il créa même, dans le jardin, un chenil spécial d'élevage du bouledogue, qui disparut aux environs de 1895.
Le sujet repésenté ici, Rabot de Beaubourg, inscrit au L.O.F. sous le numéro 3.004, est un des premiers qui laissèrent une nombreuse descendance.
Vers 1888, le bouledogue français commenca à devenir à la mode et cet engouement n'a fait que s'accentuer depuis. On s'occupe de patronner et subventionner les classes de bouledogue français aux expositions canines et d'obtenir une classification et une sélection rigiureuses.
D'ailleurs, le type en est désormais dressé, et en voici les lignes générales : la tête forte, large et carrée, les mâchoires puissantes, les oreilles arrondies au sommet, le dos bien cambré, la poitrine large, le poil ras et doux, les pattes de devant courtes et bien musclées. En résumé, un taureau miniature. On considére comme défauts : une robe trop claire, les dents visibles et la mâchoire inférieure trop avancée.

Malgré son air rogue, le bouledogue français est au fond un animal doux et affectueux. Son masque lui donne l'air rébarbatif mais il a surtout la force tranquille du lutteur. Dame, quand on l'attaque il se défend, et alors cet aimable pacifiste se transforme en un adversaire enragé qui ne lâche plus sa proie.

( Coquette par loupi )
Le souffle court et rauque que l'on entend n'implique pas que l'animal soit hargneux mais qu'il respire de cette manière, étant donné la déformation de son nez. D'ailleurs il se laisse presque toujours caresser d'un air débonnaire.

La robe du bouledogue permet de la classer plus aisément. A partir de 1908 le bouledogue caille fit son apparition. On exige que dans cette espèce le poil blanc domine aux 3/4 avec des taches bringé régulières de préférence. Mais pour les connaisseurs et les vraies amateurs, bien que le bouledogue caille soit très à la mode aujourd'hui, les préférences restent encore au bouledogue bringé dont la robe est de couleur foncée et qui semble être le type le plus parfait de cette sélection.

Haut de page

[ Retour accueil du site | Retour à la page précédente ]

[ Nos filles | Notre garçon | Photos | Contact | Liens ]

[ Articles sur le Bouledogue Français ]

[ Plan du site | Moteur de recherche ]



Copyright ® 2005 - 2010 France Riviera.
Reproduction interdite.