LES ORIGINES DU BOULEDOGUE FRANÇAİS
Bref
aperçu historique
Les textes en rouges sont des
hyperliens.

"PIERCE"
Paris - 1897

Image
tirée de "Le Sport Universel Ilustré" de 1904.
Bull Francais de M. RAOUL DUVAL.
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L'origine
du bouledogue français a donné lieu a de
nombreuses controverses. Par sa morphologie, il se ratache au dogue
antique qui serait d'origine asiatique dont il serait la base de toutes
les races de molosses actuels.
Ce
chien, bréviligne, primesautier autant qu'affectueux, est
donc un
descendant du molosse d'Asie ou dogue
du Tibet, qui en
présente
déjà les caractéres majeurs : museau
court et
tronqué, sinus frontaux développés,
caractére énergique, aptitude au combat.
Le bulldog
( Bull = taureau ) dans l'antique combat du "bullbainting"
coiffait le taureau ou l'ours et le maintenait grâce
à son
museau aplati qui lui permettait de respirer sans lâcher
prise,
tout en développant une grande force de
préhansion due
à l'importance des muscles massèters
allié
à la longueur trés réduite de son
maxillaire
inférieur.
Peu à peu, les dogues, qui étaient en outre
utilisés comme chiens de guerre, furent retirés
du combat
et les nobles s'en désintéressérent.
Malgré
tout, vers la fin du XVIIIe siécle, le bulldog
était
devenu un chien du peuple, ce dernier reprenant à son compte
les
joutes contre l'ours ou le taureau, tombées en
défaveur,
et y ajoutant les combats entre chiens.
Selon certains auteurs, c'est en Angleterre qu'on l'elevait a grande
échelle. Les bouledogues ou bulldogs servaient alors aux
combats de taureaux ou d'Ours notamment sous le régne
d'Henri II d'Angleterre en 1133. Ces combats furent interdits en 1835.
Faute d'etre employé, le bouledogue évolua. Il a
gardé de ses ancetres le courage, la
fidélité et la détermination.
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Le Bulldog abâtardi dès
le XVIIIe
siécle par des
croisements avec des terriers divers allait disparaître
complétement en Angleterre en tant que chien de combat,
aprés l'abolition des combats
contre taureaux et ours, puis
ceux
de chiens, en 1858.
A la suite de ces divers croisements, sa taille
avait sensiblement diminué et
dès lors il devenait le
chien de compagnie des ouvriers.
Dans
les années 1850 à 1860, des ouvriers anglais du
textile
venu de Nottingham avec leurs
bulldogs
miniatures ( Toy-Bulldog
), furent
accueillis en France
dans les villes
cotiéres de Normandie, Calais et Bretagne. Le bulldog
miniature avait deux qualités. Il était ratier
et
pugnace. Il
attira tout naturellement des professionnels
.
En 1933, dans son livre dédié au Bouledogue
Français ( " Le
Bouledogue Français : son
origine, son
histoire, son elevage
" - premier
ouvrage français sur la race publié en 1933 ) la
Comtesse Nahida De Waldner de Freundstein
Comminges ( 1833 - 1911 ) nous parle des Bouledogues
utilisaient comme ratiers :
" En 1860, quand les
dentelliers de
Nottingham émigrèrent en Normandie, Nottingham
était le grand centre des Bulldogs. Les dentelliers une fois
installés firent venir de petits Bulldogs pour leur servir
de
compagnons. Aucun pedigree ne fut demandé ou
gardé. Ils
passaient le détroit, devenaient simplement des familiers de
la
maison et leur propriétaires ne s'inquiétaient
guére de leurs saillies. Ils n'étaitent pas
regardants
à cet égard et j'entendis dire que beaucoup
d'entre eux
accouplérent leurs chiennes avec des petits terriers dans
l'intention de leur donner l'instinct de la chasse des rats". ( Un article sur le bull-dog ratier en cliquant ici )
En 1860, l'exportation de Bulldogs miniatures était si
importante qu'ils ont pratiquement disparu de l'Angleterre.
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Dans les années 1900,
à la Villette ( quartier
parisien
où se trouvaient des abattoirs ), les bouchers parisiens
avaient des
doguins
pour compagnons qu'ils pouvaient utiliser comme chien de combat. A
cette époque, les combats de chiens étaient des
divertissements
trés appreciés. Pour ces combats, les chiens
étaient
ornés de
collier de cuir garnis de poils de blaireaux
.
Les
cochers avaient des ratiers ou terriers-boules
pour se débarasser des rats dans
leur écurie. Ils etait leurs chiens de compagnie. Ils firent des croisement avec le
terrier, le
Bouledogue
anglais
(ou Toy-Bulldog) et le doguin notamment. Dans son livre, la Comtesse de
Comminges raconte les mariages que fit M. Roger pour obtenir un boule
de bon type. Ce n'était ni pour la vente, encore moins pour les
expositions qu'à cette époque ( 1870 environ ) on élevait des chiens.
C'était pour soi.
Des
amateurs commencérent
une séléction.
Le bouledogue Français
était né
à Paris
.
En effet, La
race du bouledogue français fut revendiqué par
les français qui ont fixé le type par des
croisements habiles avec de petits ratiers qui existaient il y a plus
d'un siécle.
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Un Toy-Bulldog et un Bouledogue
Français
par Arthur Wardle |

Echope de M. Provandier, amateur et éleveur de bouledogue français
à Paris ( année 1900 ). Image tirée du livre " Le
bouledogue français " de la Comtesse de Comminges. |
Le
bouledogue français était
élevé par de
modestes personnes. Il apprue dans les écuries comme chien
ratier. Les cochers de fiacre et les bouchers les
préferaient
aux terriers. C'était des petits ratiers courts,
musclés
dont la face annonçait déja le futur bouledogue
français. Ils
séléctionnérent dans les
portées les chiots qui correspondaient le mieux à
leur
idéal et discutaient de leur méritent
derriére le
comptoir des marchands de vin. Ces ouvriers ont créent un
chien
typiquement français dont les étranger ne
contestent plus
la paternité. Puis les mondaines et les patrons de maisons
closes l'adoptérent à leur tour. A Montmartre, il
accompagnait les jolies filles sans doute pour les faire plus
facilement remarquer. On le voit également aux Champs
Elysées et dans les boulevards. Il est le compagnon de
Colette,
de Mistinguett,...
A cette époque, Paris
était une ville en vogue. Les
étrangers aimaient Paris et ont adorés le
Bouledogue
Français.
Beaucoup
d'aristocrates, de bourgeois avaient leur Bouledogue
Français.
La
premiére guerre mondiale mit un
frein à son développement.
Pendant
les années folles,
à Paris on a pas perdu
l'habitude de faire la fête et le bouledogues
Français
était de la partie. Il était le chien de
la femme
libérée et des artistes.
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A lire également un texte original
de 1950 de A. PERRON en cliquant ici
Quelques dates importantes :
- 1880, Definition du standard par le Club ( poids de 15Kg maximum pour
les mâle et de 12,5Kg pour les femelles ).
Président M.
ROGER.
- 1890, Le standard évoque comme defauts les oreilles
enroulées., le poids pour un mâle doit
être de 11Kg
et de 10Kg pour une femelle. Président M. BENNET.
- 1898, Naissance du Club du Bouledogue Français et reconnu
la
même année par la société
centrale canine.
- 1912, La France est détentrice du standard de la race et
l'adodoption du standard est reconnu au niveau international.
- 1932, nouvelle évolution du standard en ce qui concerne le
poids : il doit être compris entre 8 et 14Kg pour les
mâles
et entre 7 et 13Kg pour les femelles.
- 1974, Le Club du Bouledogue Français est agrée
par le ministére de l'agriculture.
- 1986, Premiére nationale d'élevage qui
rassembla 75
chiens inscrits dont 61 presents. President du Club, M. REANT. Pour
voir les resultats de cette exposition avec des photos de certains
chiens cliquer ici
Sources : Le Bouledogue Français - Emmanuel-P. et Anita-L Gay.
Bulletin du Club du Bouledogue
Français -
numéro 2 de 1991
Le site de Mme Pilar - Bulldog Francés /
French Bulldog www.bulldogfrances.com
Livre Le
bouledogue Français, son origine, son histoire, son
élevage - Waldner
Comminges.
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